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TDAH De l’échec au succès, comment ai-je fait ?

Dernière mise à jour : 31 juil. 2021

par Thomas Etienne


De l’échec au succès, comment ai-je fait ?

Mon parcours scolaire et mon TDAH sont les éléments les plus marquants de ma jeune vie. Avec des bulletins scolaires accablants qui se situaient aux alentours de 30 % (-F), cela a amené découragement, désespoir et le sentiment d’être un « élève médiocre ». Pour une personne comme moi, l'école était devenue un lieu d'humiliation duquel j’avais hâte de sortir, parce qu’on a souvent l’impression de n’être ni compris ni accepté. Dès le début de ma vie scolaire avec le diagnostic de TDAH auquel s’ajoute le trouble d’opposition, je me souviens que j’ai toujours rencontré des difficultés. Comme vous le savez, le TDAH est souvent accompagné de dyslexie. Ma mère qui a le même profil que moi a été la première à avoir remarqué que je butais sur chaque mot des textes qu'elle essayait de me faire lire. J’avais ce sentiment d’être un « cancre », de ne pas être à la hauteur des aspirations de mes parents.



Cela a fait de moi un enfant renfermé, profondément solitaire. Malgré l’encadrement scolaire et la médication, je ne parvenais pas à me concentrer pleinement sur mes cours, je ne voyais pas l'intérêt de rester des heures assis sur une chaise à entendre des notions qui me semblaient totalement inutiles, comme les maths ou l’anglais. Je me souviens de ces réunions de parents, lorsque mon père et ma mère revenaient de ces rencontres abattus et désemparés. À ce moment-là, je sentais que l’école n’était plus pour moi. En plus de tout ceci, il y a eu les altercations avec les autres élèves en raison de mon impulsivité. Ainsi, je me suis retrouvé presque mensuellement dans le bureau du directeur. Donc, quand on se trouve dans une telle situation, comment ne pas désirer y remédier ? Dans le dernier article de ce blog, j’ai mentionné que pour moi, l’école dure toute l’année. Plusieurs ont soulevé alors la sévérité de ma mère, que les vacances servent à se détendre, etc. Vous savez, la réussite passe par le travail, comme dit mon père. Pour passer d’une situation d’échec à premier de classe, il est vrai que j’ai dû renoncer à certains plaisirs. En d’autres mots, l’école est omniprésente dans ma vie. Comparativement aux garçons de mon âge, j’ai une éthique de travail : je consacre de 45 minutes à une heure de travail à mes travaux scolaires. Je suis conscient que ça demande beaucoup de temps à mes parents qui m’encadrent dans mes divers travaux. J’ai appris à mieux écrire et à développer l’amour de la lecture grâce à ce blog. Est-ce que je suis toujours motivé à le faire? Sûrement pas, mais ce petit sacrifice et les récompenses que ça m’apporte aujourd’hui valent toutes les vacances du monde.



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